Winnipeg : Le musée des droits de la personne reconnait le génocide

Nous attendions ce moment depuis longtemps, après toutes les tergiversations linguistiques autour de la notion d’ethnocide ou de génocide culturel, l’Histoire canadienne semble assumer son passé. L’avenir du pays peut enfin commencer à s’écrire avec les descendants des Premières Nations.Capture d’écran 2019-05-20 à 15.13.45

Le musée canadien des droits de la personne à Winnipeg ( photo radio canada)

 

Le Musée canadien pour les droits de la personne de Winnipeg a changé de position concernant le traitement des peuples autochtones du Canada, le qualifiant maintenant de « génocide » plutôt que de « génocide culturel ».

« Nous reconnaissons, en tant que musée, que notre manque de reconnaissance claire du génocide qu’ont subi les peuples autochtones a causé du tort, et nous avons écouté et nous travaillons pour faire mieux », a affirmé à CBC Louise Waldman, directrice du marketing et des communications du Musée…

 

reconnaissance du génocide

 

 » Le Canada a tenté de commettre un « génocide culturel » visant les populations autochtones du pays aux 19e et 20e siècles, estime la juge en chef de la Cour suprême du Canada.

Dans un discours sur la tolérance prononcé devant le Centre mondial sur le pluralisme, Beverley McLachlin n’a pas mâché ses mots pour décrire cette période sombre de l’histoire canadienne.

Ses remarques ont été prononcées alors que le rapport de la Commission de vérité et réconciliation, qui a recueilli les témoignages d’ex-élèves des pensionnats autochtones, doit être publié la semaine prochaine.

« La tache la plus flagrante de notre histoire canadienne porte sur notre traitement des Premières Nations qui ont vécu ici au temps de la colonisation », a-t-elle affirmé. Après une période marquée par la cohabitation et l’égalité, a-t-elle ajouté, le gouvernement canadien a développé une « philosophie d’exclusion et d’annihilation culturelle ».

« L’objectif – je cite Sir John A. MacDonald, notre ancêtre vénéré – était de « sortir l’Indien de l’enfant » et de résoudre ainsi ce qu’on appelait le problème indien. L' »indianité » ne devait pas être tolérée; elle devait plutôt être éliminée. »

Dans le mot à la mode de l’époque, c’était de l’assimilation; dans le langage du 21e siècle, un génocide culturel.

Beverley McLachlin

La juge McLachlin a appuyé ses propos en rappelant quelques politiques qui ont été préconisées au fil du temps par le gouvernement canadien. Parmi celles-ci : les lois empêchant les Autochtones de quitter leur réserve, de voter, de pratiquer leurs traditions religieuses et sociales.

Elle est aussi revenue sur l’épisode des pensionnats autochtones, où l’on interdisait aux enfants de parler leur langue et de porter des habits traditionnels, et où on les forçait à suivre les traditions chrétiennes.

archives Radio Canada

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Opening The Story Box: Reflections on George Hunt and Franz Boas

New York célèbre la rencontre entre l’anthropologie et l’art des Kwakwa̱ka̱’wakw 

The Story Box: Franz Boas, George Hunt and the Making of Anthropology

Bard Graduate Center Gallery, New York, NY/USA

February 14 – July 7, 2019

 » The Story Box: Franz Boas, George Hunt and the Making of Anthropology explores the hidden histories and complex legacies of one of the most influential books in the field of anthropology, Franz Boas’s The Social Organization and the Secret Societies of the Kwakiutl Indians (1897). Groundbreaking in its holistic detail, this portrait of a Native North American society was the result of Boas’s fieldwork among the Kwakwa̱ka̱’wakw of British Columbia and a collaboration with his Indigenous research partner, George Hunt. Drawing on a Kwakwa̱ka̱’wakw metaphor, Boas imagined his book as a storage box for “laws and stories,” preserving them for science in case the culture vanished under colonial impact.

In fact, the book fails to address three important aspects of its making: Canada’s assimilation policy, which outlawed potlatch ceremonies; the 1893 Chicago World’s Fair, where Boas and Hunt conducted much of their fieldwork; and Hunt’s status as a full co-author. In the early 1920s, Hunt took it upon himself to correct and expand the book, in part by reconnecting hereditary treasures to the families to whom they belong. Hundreds of pages of unpublished revisions were consigned to archives after Boas’s death, examples of which have been reunited with the book for the first time.

The exhibition—with designs by artist Corrine Hunt, a great-granddaughter of George Hunt—features ceremonial objects as well as rare archival photographs, manuscripts, and drawings that shed new light on the book and advance understanding of the ongoing cultural traditions it documents. « 

The Story Box