Récompense à la biennale de Venise pour Jimmie Durham

L’artiste d’origine cherokee, Jimmie Durham, sculpteur, essayiste, poète, reçoit son adoubement dans la cité des Doges, à l’occasion de la 58 ème biennale d’art contemporain.

Son parcours de guerrier postmoderne est ponctué d’expériences de déconstruction des archétypes et stéréotypes de toute nature.

Activiste au sein de l’American Indian Movement ( qu’il rejoint en 1973), son appartenance aux Premières Nations est toutefois contestée, certains y voient une ruse de trickster.

Le mystère Durham reste à ce jour entier.

Jimmie Durham – Lion d’or à Venise

Lion d’or 2019

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Winnipeg : Le musée des droits de la personne reconnait le génocide

Nous attendions ce moment depuis longtemps, après toutes les tergiversations linguistiques autour de la notion d’ethnocide ou de génocide culturel, l’Histoire canadienne semble assumer son passé. L’avenir du pays peut enfin commencer à s’écrire avec les descendants des Premières Nations.Capture d’écran 2019-05-20 à 15.13.45

Le musée canadien des droits de la personne à Winnipeg ( photo radio canada)

 

Le Musée canadien pour les droits de la personne de Winnipeg a changé de position concernant le traitement des peuples autochtones du Canada, le qualifiant maintenant de « génocide » plutôt que de « génocide culturel ».

« Nous reconnaissons, en tant que musée, que notre manque de reconnaissance claire du génocide qu’ont subi les peuples autochtones a causé du tort, et nous avons écouté et nous travaillons pour faire mieux », a affirmé à CBC Louise Waldman, directrice du marketing et des communications du Musée…

 

reconnaissance du génocide

 

 » Le Canada a tenté de commettre un « génocide culturel » visant les populations autochtones du pays aux 19e et 20e siècles, estime la juge en chef de la Cour suprême du Canada.

Dans un discours sur la tolérance prononcé devant le Centre mondial sur le pluralisme, Beverley McLachlin n’a pas mâché ses mots pour décrire cette période sombre de l’histoire canadienne.

Ses remarques ont été prononcées alors que le rapport de la Commission de vérité et réconciliation, qui a recueilli les témoignages d’ex-élèves des pensionnats autochtones, doit être publié la semaine prochaine.

« La tache la plus flagrante de notre histoire canadienne porte sur notre traitement des Premières Nations qui ont vécu ici au temps de la colonisation », a-t-elle affirmé. Après une période marquée par la cohabitation et l’égalité, a-t-elle ajouté, le gouvernement canadien a développé une « philosophie d’exclusion et d’annihilation culturelle ».

« L’objectif – je cite Sir John A. MacDonald, notre ancêtre vénéré – était de « sortir l’Indien de l’enfant » et de résoudre ainsi ce qu’on appelait le problème indien. L' »indianité » ne devait pas être tolérée; elle devait plutôt être éliminée. »

Dans le mot à la mode de l’époque, c’était de l’assimilation; dans le langage du 21e siècle, un génocide culturel.

Beverley McLachlin

La juge McLachlin a appuyé ses propos en rappelant quelques politiques qui ont été préconisées au fil du temps par le gouvernement canadien. Parmi celles-ci : les lois empêchant les Autochtones de quitter leur réserve, de voter, de pratiquer leurs traditions religieuses et sociales.

Elle est aussi revenue sur l’épisode des pensionnats autochtones, où l’on interdisait aux enfants de parler leur langue et de porter des habits traditionnels, et où on les forçait à suivre les traditions chrétiennes.

archives Radio Canada

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