Banya, баня, les secrets des bains russes

Le chamanisme, tradition holistique née en Sibérie, rassemble différentes techniques de soins, tant sur le plan corporel que sur le plan psychique. C’est un ensemble complexe de rituels et de pratiques largement méconnu, surtout à l’ère du néo-chamanisme qui, trop souvent, n’emprunte à cette religion sans dogme qu’un aspect pragmatique de ses multiples facettes.

En parcourant les chemins de Sibérie, aujourd’hui, nous constatons que les soins de banya sont toujours très populaires et surtout très efficaces. Dans ces régions reculées où se soigner est difficile, la connaissance des plantes, et des vertus du contraste thermique ( alternance de très chaud, dans l’étuve de sudation et de très froid, roulade dans la neige ou baquet d’eau glaciale) constitue une prophylaxie traditionnelle qui maintient en santé les habitants de la toundra et de la taïga.

Ce rituel a donné naissance au sauna finlandais et rejoint, par son caractère spirituel , les pratiques de la  » sweat lodge  » des Amérindiens.

 »  Spécialement dédié aux traditions ancestrales de bien-être et aux mystères entourant les banyas, ce livre lève le voile sur les secrets de pratiques de santé – et leurs bienfaits – adoptées depuis des siècles dans la région sibérienne. Du bain de vapeur aux massages fouettés utilisant des branches de chêne ou de bouleau, en passant par les tisanes à base de plantes médicinales, cet ouvrage apporte des explications sur l’origine des bains mais aussi sur leur philosophie et les coutumes qui leur sont associées. Cet ensemble de rituels, encore d’actualité en Russie, contribue à améliorer sa santé, vivifier son énergie et élargir son horizon spirituel dans un climat convivial ou intime. « 

Premier ouvrage sur ce sujet, il aborde la préparation pratique du corps, la fabrication de fagots et les techniques de friction, ce qui en fait un véritable guide qui permet à chacun de pratiquer le banya

Dans cet univers encore trop méconnu, les auteures, Jenny G. Chevallier et Nadia Neupokoeva, souhaitent apporter une nouvelle perception du rapport entre le corps, l’énergie et l’esprit. 

Jenny G. Chevallier est anthropologue spécialiste du chamanisme et de son expression dans l’art contemporain, journaliste et iconographe. Nadia Neupokoeva est thérapeute banchik. Elle est propriétaire du premier banya russe en France. 

George F. MacDonald (1938-2020): ‘Visionary’ director shaped Canadian Museum of History

Mon ami George est parti pour le pays des chasses éternelles, après une belle vie de chercheur, archéologue, directeur de musée, … Il a vécu passionnément son amour pour l’art Haïda et pour l’art de la côte Nord Ouest, entouré d’artistes contemporains qui lui doivent beaucoup. Je ne peux écrire tant j’aurai à dire, alors je transmets juste ce que disent les journalistes. 

Capture d’écran 2020-01-30 à 17.54.30Article de l’Ottawa Citizen par BLAIR CRAWFORD

Updated: January 30, 2020

If there is one place at the Canadian Museum of History to feel the presence of George F. MacDonald, it’s among the totems and longhouses of the museum’s Grand Hall.

Anchored by Haida sculptor Bill Reid’s plaster cast for his iconic Spirit of Haida Gwai, the Grand Hall highlights the art and craftsmanship of the West Coast First Nations MacDonald so admired. MacDonald, who spent 36 years at the museum and was its director from 1983-1998, died last Wednesday in Ottawa. He was 81.

“Those exhibits in the Grand Hall just add so much power to the place,” said architect Douglas Cardinal, who worked with MacDonald to build the capital’s showpiece museum, then known as the Museum of Civilization. “George was open to exploring all possibilities and he brought out creativity in everyone around him. It meant that you reached for the stars when you were solving problems. George would appreciate that and support you.”

Born in 1938 in Galt (now Cambridge), Ont., MacDonald studied anthropology at the University of Toronto and Yale University before being hired in 1964 at Ottawa’s Museum of Man in its castle-like building on McLeod Street. When the museum was split into two distinct collections — anthropological and natural history — MacDonald oversaw the construction and move to the newly named Museum of Civilization’s $180-million building in Gatineau.

The move was controversial, and not just because of its $11-million cost overrun. MacDonald unabashedly pushed what critics called a “Disneyfication” of the museum, using interactive displays and computers to immerse visitors in a new kind of museum experience. MacDonald insisted the museum have an IMAX theatre and in 1994 made it one of the first museums in the world to launch its own website.

”Disney is the epitome of popular culture and therefore thought to be anti-intellectual” MacDonald told former Citizen arts reporter Nancy Baele in 1987. “But people should realize the master plan for Disney includes circulating cultural treasures from European and American museums, like the Metropolitan Museum in New York and the Louvre. The intention is that in the future, people will think of Disney as a cultural broker rather than Mickey Mouse’s father.”

Not everyone agreed with the man who some called “Dr. Disney.”

“It’s a total bust,” historian James Axtell told the Citizen in 1989. “You learn nothing. Museums are built on artifacts and there are no artifacts to speak of in it. It’s a flawed philosophy that would assume the past and the present are so alike that you don’t really need to explain it.”

“He took a lot of blowback over that,” Baele said in an interview. “At the time, most museum still kept their displays behind glass panes.”

MacDonald acknowledged the criticism in an interview with the Citizen when he retired in 1999.

”It was a bit lonely, with all the press criticism we had at the beginning. But no museum had a choice if they wanted to survive in this media-savvy world. People now demand good storytelling and good production values. Museums that can comply prosper, and we have prospered.”

Mark O’Neill, the current director the Museum of History, called MacDonald a “visionary” and said much of the criticism was unfair.

“Dr. MacDonald’s vision was for a  museum without walls. He was contemplating a virtual museum that anyone in the world can visit. In those days when it came to the ‘immersive museum experience’ it was cutting edge.”

With 1.2 million visitors a year, the Museum of History has become the most popular museum in Canada.

After leaving Ottawa, he took over as director of the Museum of Victoria, overseeing its construction in Melbourne Australia. Later he headed the Burke Museum in Seattle and was named director of the Bill Reid Gallery of Northwest Coast Art in Vancouver and the Bill Reid Centre for Northwest Coast Studies at Simon Fraser University.

He was a lifelong collector. He established his first museum in his bedroom when he was eight, said his daughter, Christine Doherty MacDonald. His personal library at the farm in Cantley, Que., where he had lived for half a century with his wife and childhood sweetheart, Joanne, runs to 30,000 volumes, she said.

MacDonald was also an accomplished scholar, publishing numerous works on Pacific Northwest Indigenous peoples.

“He was an extremely important advocate for Indigenous communities at a time when it was not something at the top of everyone’s agenda,” O’Neill said. “This is the 1980s — a generation before many other museums.”

The couple had two children, Christine and Grant Rice MacDonald, and one granddaughter. A noted scholar herself, Joanne died in 2018.

A memorial service will be held later this spring at the Museum of History, Doherty MacDonald said.

bcrawford@postmedia.com

Natasha Kanapé Fontaine : retour aux racines. La langue innu célébrée contre les préjugés.

NIN E TEPUEIAN – MON CRI

Les films du 3 mars sont fiers de vous inviter à la sortie en salle du documentaire NIN E TEPUEIAN – MON CRI portant sur l’artiste et militante Natasha Kanapé Fontaine. Le film sera notamment présenté à la Cinémathèque québécoise, au Cinéma du Parc, au Cinéma Moderne et au Cinéma du musée dès le 24 janvier 2020. Plusieurs événements en compagnie de Natasha Kanapé Fontaine, du cinéaste Santiago Bertolino et d’autres invités sont organisés les 24, 25 et 26 janvier prochains.

Nous reconnaissons que cet événement a lieu sur le territoire traditionnel non cédé du peuple Kanien’kehá : Ka. Les Kanien’kehá : Ka sont considérés comme les gardiens de la Porte Orientale de la Confédération Haudenosaunee. L’île dite de « Montréal » porte le nom de Tiotia : ke dans le langage Kanien’kehá : Ka. Historiquement, elle représentait un lieu de rencontre pour les nations autochtones, notamment les peuples Omàmiwininì et Algonquins.

 

Natasha Kanapé Fontaine est née en 1991 à Baie Comeau au Québec.

Poétesse, traductrice, écrivaine et actrice innue, elle appartient à la communauté de Pessamit. Contre la discrimination et le racisme ( qu’elle a subi dans son enfance),  elle milite pour le respect des droits autochtones,  Elle est également représentante du mouvement autochtone pancanadien Idle No More avec qui elle s’engage en tant que poète-slameuse et conférencière.

« Le message qu’elle porte est celui de la rencontre des peuples et des cultures, du respect, de l’échange et du dialogue, au nom de la dignité et de l’humanité. »3

Natasha est également une porte-parole non-officielle des peuples autochtones. Elle offre une voix à ceux qui en ont pas par ses différentes apparitions publiques, mais également avec sa poésie.

Entre autre dans son poème Cri qu’on retrouve dans son recueil N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, publié en 2012, on peut lire un réel cri de mécontentement et de douleur que plusieurs autres personnes ont dû ressentir.

« Je suis une Amérique blessée 
qui a oublié le nom de sa naissance
partout le mensonge de la conquête
partout l’arrogance, partout l’obsession
d’être le vainqueur4. »

 

Elle publie un deuxième recueil, Manifeste Assi en mars 2014 et un troisième recueil, Bleuets et abricots, en mars 2016, chez Mémoire d’encrier6.

Cinéma autochtone, le livre : Cinéastes (autochtones), la souveraineté culturelle en action

Cinéastes (autochtones), la souveraineté culturelle en action

 

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 » Dès ses débuts, le cinéma – et Hollywood au premier chef – a singulièrement façonné l’image des peuples autochtones (Premières Nations, Inuit, Aborigènes…) dans l’imaginaire collectif. L’évolution des moyens techniques et des rapports de domination ont rendu peu à peu possible l’émergence d’autres points de vue. Et depuis plusieurs décennies, les peuples autochtones de par le monde exigent le respect de leur droit à l’autoreprésentation et à l’expression directe, selon leurs propres termes.

Cette histoire longue et tumultueuse de la représentation des peuples autochtones à l’écran est l’histoire d’un art en mouvement et d’une lutte pour reconquérir une identité, filmer et diffuser ses propres histoires afin de rétablir des vérités et de s’octroyer le droit à l’imagination créative et innovante. »

Il manquait un ouvrage de référence sur le cinéma autochtone, le voici, merci à l’auteure et à la maison d’édition Warm de nous l’offrir enfin.

De la Plume à l’Ecran

Cette association – De la plume à l’écran –  créée en 2008 pour promouvoir le cinéma autochtone et lutter contre les stéréotypes dont les descendants des Premières Nations sont encore victimes. Le festival  Ciné Alter’Natif permet  aux peuples autochtones des Amériques de prendre la parole pour parler de leur propre culture.
Le festival fête cette année également un partenariat de trois ans avec l’association québécoise Wapikoni Mobile « le cinéma qui roule » dont l’objectif consiste à former les jeunes des Premières Nations aux techniques cinématographiques. Depuis les cinq dernières années, 2000 jeunes ont participé à cette formation.

 

De la Plume à l’Ecran

Le festival Cinéma Alter’Natif, dix ans !

Le Festival Ciné Alter’Natif vous invite à célébrer ses dix ans au service des cinémas autochtones :  unique festival européen en son genre, qui présente des films réalisés par des artistes autochtones engagés, réalisateurs de documentaires ou de fictions. La prochaine édition, celle de ses dix ans, débute le 8 octobre à Paris.

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les langues autochtones à l’honneurCapture d’écran 2019-09-26 à 16.04.32
Le 8 octobre à Paris et du 9 au 12 octobre 2019 à Nantes, rejoignez-nous pour découvrir une sélection inédite avec un focus principal « langues autochtones ». Des animations et rétrospectives reviendront également sur les temps forts et les films primés des précédentes éditions.

De la plume à l’écran

Rebecca Belmore

Rebecca Belmore pour présence autochtone

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Sister, soeur, 2010

(Hommage aux femmes autochtones disparues)

Pour la 29ème édition du festival Présence autochtone, le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)  présente la plus importante exposition du travail de l’artiste Rebecca Belmore, Braver le monumental.

 » L’exposition Braver le monumental, présentée au Musée d’art contemporain de Montréal jusqu’au 6 octobre, est un survol des trente dernières années de l’œuvre de Rebecca Belmore. Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de l’Ontario et coordonnée par la conservatrice de l’art autochtone, Wanda Nanibush. Toujours en présentant à l’aide de médiums diversifiés, Belmore aborde des enjeux tels que les changements climatiques, l’accès à l’eau, les problèmes d’itinérance, entre autres. Les questions abordées dans ces œuvres cherchent à démontrer la nature pressante de la situation actuelle, et l’urgence d’un changement radical qui doit s’opérer. Belmore et ses collaborateur·rice·s tentent de représenter une vision autochtone de ces enjeux, qui marquent comme un fer rouge le vécu des Premiers Peuples. »

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 » Les sculptures Wave Sound de Rebecca Belmore invitaient les gens à s’arrêter et à écouter les sons produits par l’eau et le vent. Écoutez ces paysages sonores enregistrés sur les sites suivants : le rivage du lac Minnewanka au Parc national Banff (Alberta); la rive du lac Supérieur au Parc national Pukaskwa (Ontario, près de la collectivité de la Première Nation de la rivière Pic); et les falaises côtières de Green Point au Parc national du Gros-Morne (Terre-Neuve-et-Labrador).
Artiste engagée, gestes poétiques
Trois sculptures moulées à partir des formations rocheuses caractéristiques de ces territoires sont exposées dans les salles de l’exposition Rebecca Belmore : Braver le monumental au MAC. « 

Musée d’art contemporain de Montréal