Jimmie Durham

 The bag, Biennale Arte Guide 2019 pagina32-33
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Art of Native America: The Charles and Valerie Diker Collection

The Metropolitan Museum of Art Fifth Avenue, New York, NY/USA

October 4, 2018–October 6, 2019

Art of Native America ; the Dicker collection

 » This landmark exhibition in the Museum’s American Wing showcases 116 masterworks representing the achievements of artists from more than fifty cultures across North America. Ranging in date from the second to the early twentieth century, the diverse works are promised gifts, donations, and loans to The Met from the pioneering collectors Charles and Valerie Diker. Long considered to be the most significant holdings of historical Native American art in private hands, the Diker Collection has particular strengths in sculpture from British Columbia and Alaska, California baskets, pottery from southwestern pueblos, Plains drawings and regalia, and rare accessories from the eastern Woodlands. « 

Opening The Story Box: Reflections on George Hunt and Franz Boas

New York célèbre la rencontre entre l’anthropologie et l’art des Kwakwa̱ka̱’wakw 

The Story Box: Franz Boas, George Hunt and the Making of Anthropology

Bard Graduate Center Gallery, New York, NY/USA

February 14 – July 7, 2019

 » The Story Box: Franz Boas, George Hunt and the Making of Anthropology explores the hidden histories and complex legacies of one of the most influential books in the field of anthropology, Franz Boas’s The Social Organization and the Secret Societies of the Kwakiutl Indians (1897). Groundbreaking in its holistic detail, this portrait of a Native North American society was the result of Boas’s fieldwork among the Kwakwa̱ka̱’wakw of British Columbia and a collaboration with his Indigenous research partner, George Hunt. Drawing on a Kwakwa̱ka̱’wakw metaphor, Boas imagined his book as a storage box for “laws and stories,” preserving them for science in case the culture vanished under colonial impact.

In fact, the book fails to address three important aspects of its making: Canada’s assimilation policy, which outlawed potlatch ceremonies; the 1893 Chicago World’s Fair, where Boas and Hunt conducted much of their fieldwork; and Hunt’s status as a full co-author. In the early 1920s, Hunt took it upon himself to correct and expand the book, in part by reconnecting hereditary treasures to the families to whom they belong. Hundreds of pages of unpublished revisions were consigned to archives after Boas’s death, examples of which have been reunited with the book for the first time.

The exhibition—with designs by artist Corrine Hunt, a great-granddaughter of George Hunt—features ceremonial objects as well as rare archival photographs, manuscripts, and drawings that shed new light on the book and advance understanding of the ongoing cultural traditions it documents. « 

The Story Box

Hommage à Kent Monkman

Honte et préjugés ; une histoire de résilience

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Biographie de Kent Monkman

Kent Monkman est un artiste canadien d’ascendance crie reconnu pour ses réinterprétations provocantes de paysages romantiques nord-américains. Les thèmes de la colonisation, de la sexualité, de la perte et de la résilience – les complexités de l’expérience autochtone passée et contemporaine – sont explorés par divers moyens d’expression, dont la peinture, le film et la vidéo, la performance et l’installation.Son flamboyant alter ego au genre fluide, Miss Chief Eagle Testickle, apparaît dans nombre de ses œuvres sous la forme d’un être surnaturel, capable de voyager dans le temps et protéiforme, qui inverse le regard colonial, bouleversant les idées reçues sur l’histoire et les peuples autochtones. Mettant en scène Miss Chief, Monkman a créé de mémorables performances in situ dans des lieux comme le musée de la Collection McMichael d’art canadien, le Musée royal de l’Ontario, le National Museum of the American Indian de la Smithsonian Institution, la Compton Verney House et, récemment le Denver Art Museum. Ses courts métrages et vidéos primés ont été présentés dans de nombreux festivals nationaux et internationaux, notamment aux éditions 2007 et 2008 de la Berlinale, ainsi qu’au Festival international du film de Toronto de 2007 et 2015. Plusieurs de ses œuvres médiatiques sont réalisées avec sa collaboratrice de longue date, Gisèle Gordon. La deuxième exposition itinérante d’envergure nationale qui lui est consacrée,Honte et préjugés : une histoire de résilience, circulera dans des musées canadiens jusqu’en 2020.

Monkman a reçu le prix Leadership de l’organisme Egale (2012), le prix Indspire (2014), le prix de la Fondation Hnatyshyn pour les arts visuels (2014), le prix du Bonham Centre (2017), ainsi qu’un doctorat honorifique de l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario (2017) et le Prix du premier ministre pour l’excellence artistique (2017). Ses œuvres font l’objet d’expositions dans le monde entier et figurent dans les collections des grands musées du Canada et des États-Unis. Il est représenté par Pierre-François Ouellette art contemporain à Montréal et Toronto et par la galerie Trepanier Baer à Calgary.

Extrait du dossier de presse de l’exposition

Honte et préjugés : une histoire de résilience au Musée McCord
Kent Monkman présente sa toute dernière exposition solo à Montréal

Montréal, 5 février 2019 – Du 8 février au 5 mai 2019, le Musée McCord présente Honte et préjugés : une histoire de résilience, de l’artiste cri de renommée internationale Kent Monkman.
Sa deuxième exposition solo en tournée nationale, dont il est le commissaire, revisite l’histoire du Canada depuis la signature de la Confédération à travers le regard de Miss Chief Eagle Testickle, son flamboyant alter ego spirituel. Témoin des moments clés de l’histoire des peuples autochtones,
Miss Chief évoque les 150 années d’existence du Canada – marquées par la mise en place de politiques génocidaires dévastatrices – et rend hommage à la résilience des peuples autochtones d’aujourd’hui.
« Honte et préjugés : une histoire de résilience est une exposition bouleversante sur l’histoire des peuples autochtones d’ici et de partout au Canada, une histoire qui doit être racontée et entendue. C’est l’occasion pour le Musée McCord d’initier rencontre, dialogue et réconciliation autour d’un sujet qui nous touche tous et nous oblige à nous remettre en question » affirme Suzanne Sauvage, présidente et chef de la direction du Musée McCord.
Au cœur de Honte et préjugés : une histoire de résilience se trouve une vive célébration de la résilience autochtone. L’exposition fait appel à l’humour et à la pensée critique pour créer une rétrospective troublante de ce que Monkman qualifie de «plus grande période de dévastation
de l’histoire des Premiers Peuples». Les œuvres de Monkman s’entrechoquent et fouettent les idées reçues ; confrontent l’hétéronormativité et la pensée binaire des genres ; opposent la glorification de la religion catholique à la détresse profonde qu’elle occasionne ; se moquent de l’opulence du colonialisme en ces terres autochtones et rappellent les conséquences des traités qui ont changé à jamais le cours de l’histoire.
À l’occasion de la présentation de l’exposition Honte et préjugés : une histoire de résilience au Musée McCord, le livret Extraits des mémoires de Miss Chief Eagle Testickle sera, pour la première fois, offert aux visiteurs en trois langues : crie, française et anglaise. De plus, cette exposition itinérante met à profit la richesse des collections du Musée McCord en y intégrant de nombreux artefacts de ses collections Cultures autochtones et Arts décoratifs.

Les mémoires de Miss Chief Eagle Testickle
Dans une scénographie s’inspirant des manuscrits d’une autre époque, les visiteurs découvriront les tableaux, sculptures et installations de Monkman contestant l’interprétation prédominante de l’histoire du Canada. Tout au long du parcours, le récit à la fois incisif et déchirant des mémoires de Miss Chief Eagle Testickle accompagne les œuvres : «Ils voulaient faire sortir l’Indien de nous ; ils n’ont pas pu le faire, mais ils ont réussi à nous démoraliser» raconte-t-elle dans le livret Extraits des mémoires de Miss Chief Eagle Testickle.
En neuf chapitres thématiques, Miss Chief dépeint les effets dévastateurs des politiques colonialistes d’une époque pas si lointaine : l’impact de l’arrivée de Wolf et Montcalm, l’horreur des pensionnats, la famine et la maladie… À travers le caractère sombre du récit, la résilience des peuples autochtones émerge. «D’autres ne peuvent pas voir notre magie et essaient de nous dire qu’elle n’existe pas, mais ils ne saisissent pas le pouvoir de Miss Chief et sous-estiment
gravement la résilience de notre peuple» conclut-elle.
Une exclusivité québécoise
Après avoir connu un immense succès lors de son passage dans l’Ouest canadien, les provinces maritimes et l’Ontario, l’exposition Honte et préjugés : une histoire de résilience effectue son unique et très attendu arrêt dans la belle province au Musée McCord. «Les cultures autochtones sont un pilier du Musée McCord. C’est un honneur d’offrir à nos visiteurs cette exposition exceptionnelle» déclare Suzanne Sauvage. Il s’agit d’une seconde expérience
au Musée McCord pour Kent Monkman, artiste en résidence en 2013, au cours de laquelle il réalisa en hommage à Montréal l’œuvre monumentale Bienvenue à l’atelier, tableau acquis par le Musée en 2014 grâce entre autres au soutien des Montréalais.
L’art et les cultures autochtones à l’honneur au Musée McCord
Si le Musée commence l’année en force avec l’exposition Honte et préjugés : une histoire de résilience, deux autres expositions viennent compléter le volet autour des cultures autochtones – exceptionnellement riche – de l’année 2019 du Musée McCord. En mars, l’artiste visuelle multidisciplinaire de descendance kanien’kehá:ka (mohawk) et anglaise Hannah Claus, en résidence au Musée pour la saison 2018 – 2019, présentera l’exposition c’est pas pour rien
qu’on s’est rencontrés. Suivra en avril, Sding K’awXangs – Haïdas : Histoires surnaturelles, une exposition qui met en lumière l’exceptionnelle collection d’objets haïdas du Musée McCord, ainsi que des œuvres d’artistes contemporains de cette communauté.