Opening The Story Box: Reflections on George Hunt and Franz Boas

New York célèbre la rencontre entre l’anthropologie et l’art des Kwakwa̱ka̱’wakw 

The Story Box: Franz Boas, George Hunt and the Making of Anthropology

Bard Graduate Center Gallery, New York, NY/USA

February 14 – July 7, 2019

 » The Story Box: Franz Boas, George Hunt and the Making of Anthropology explores the hidden histories and complex legacies of one of the most influential books in the field of anthropology, Franz Boas’s The Social Organization and the Secret Societies of the Kwakiutl Indians (1897). Groundbreaking in its holistic detail, this portrait of a Native North American society was the result of Boas’s fieldwork among the Kwakwa̱ka̱’wakw of British Columbia and a collaboration with his Indigenous research partner, George Hunt. Drawing on a Kwakwa̱ka̱’wakw metaphor, Boas imagined his book as a storage box for “laws and stories,” preserving them for science in case the culture vanished under colonial impact.

In fact, the book fails to address three important aspects of its making: Canada’s assimilation policy, which outlawed potlatch ceremonies; the 1893 Chicago World’s Fair, where Boas and Hunt conducted much of their fieldwork; and Hunt’s status as a full co-author. In the early 1920s, Hunt took it upon himself to correct and expand the book, in part by reconnecting hereditary treasures to the families to whom they belong. Hundreds of pages of unpublished revisions were consigned to archives after Boas’s death, examples of which have been reunited with the book for the first time.

The exhibition—with designs by artist Corrine Hunt, a great-granddaughter of George Hunt—features ceremonial objects as well as rare archival photographs, manuscripts, and drawings that shed new light on the book and advance understanding of the ongoing cultural traditions it documents. « 

The Story Box

Cinéma autochtone, le livre : Cinéastes (autochtones), la souveraineté culturelle en action

Cinéastes (autochtones), la souveraineté culturelle en action

 

Capture d’écran 2019-10-15 à 19.42.20

 » Dès ses débuts, le cinéma – et Hollywood au premier chef – a singulièrement façonné l’image des peuples autochtones (Premières Nations, Inuit, Aborigènes…) dans l’imaginaire collectif. L’évolution des moyens techniques et des rapports de domination ont rendu peu à peu possible l’émergence d’autres points de vue. Et depuis plusieurs décennies, les peuples autochtones de par le monde exigent le respect de leur droit à l’autoreprésentation et à l’expression directe, selon leurs propres termes.

Cette histoire longue et tumultueuse de la représentation des peuples autochtones à l’écran est l’histoire d’un art en mouvement et d’une lutte pour reconquérir une identité, filmer et diffuser ses propres histoires afin de rétablir des vérités et de s’octroyer le droit à l’imagination créative et innovante. »

Il manquait un ouvrage de référence sur le cinéma autochtone, le voici, merci à l’auteure et à la maison d’édition Warm de nous l’offrir enfin.

De la Plume à l’Ecran

Cette association – De la plume à l’écran –  créée en 2008 pour promouvoir le cinéma autochtone et lutter contre les stéréotypes dont les descendants des Premières Nations sont encore victimes. Le festival  Ciné Alter’Natif permet  aux peuples autochtones des Amériques de prendre la parole pour parler de leur propre culture.
Le festival fête cette année également un partenariat de trois ans avec l’association québécoise Wapikoni Mobile « le cinéma qui roule » dont l’objectif consiste à former les jeunes des Premières Nations aux techniques cinématographiques. Depuis les cinq dernières années, 2000 jeunes ont participé à cette formation.

 

De la Plume à l’Ecran

Le festival Cinéma Alter’Natif, dix ans !

Le Festival Ciné Alter’Natif vous invite à célébrer ses dix ans au service des cinémas autochtones :  unique festival européen en son genre, qui présente des films réalisés par des artistes autochtones engagés, réalisateurs de documentaires ou de fictions. La prochaine édition, celle de ses dix ans, débute le 8 octobre à Paris.

Capture d’écran 2019-09-26 à 16.27.42

les langues autochtones à l’honneurCapture d’écran 2019-09-26 à 16.04.32
Le 8 octobre à Paris et du 9 au 12 octobre 2019 à Nantes, rejoignez-nous pour découvrir une sélection inédite avec un focus principal « langues autochtones ». Des animations et rétrospectives reviendront également sur les temps forts et les films primés des précédentes éditions.

De la plume à l’écran

Rebecca Belmore

Rebecca Belmore pour présence autochtone

Capture d’écran 2019-09-26 à 15.39.56

Sister, soeur, 2010

(Hommage aux femmes autochtones disparues)

Pour la 29ème édition du festival Présence autochtone, le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)  présente la plus importante exposition du travail de l’artiste Rebecca Belmore, Braver le monumental.

 » L’exposition Braver le monumental, présentée au Musée d’art contemporain de Montréal jusqu’au 6 octobre, est un survol des trente dernières années de l’œuvre de Rebecca Belmore. Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de l’Ontario et coordonnée par la conservatrice de l’art autochtone, Wanda Nanibush. Toujours en présentant à l’aide de médiums diversifiés, Belmore aborde des enjeux tels que les changements climatiques, l’accès à l’eau, les problèmes d’itinérance, entre autres. Les questions abordées dans ces œuvres cherchent à démontrer la nature pressante de la situation actuelle, et l’urgence d’un changement radical qui doit s’opérer. Belmore et ses collaborateur·rice·s tentent de représenter une vision autochtone de ces enjeux, qui marquent comme un fer rouge le vécu des Premiers Peuples. »

———————–

 » Les sculptures Wave Sound de Rebecca Belmore invitaient les gens à s’arrêter et à écouter les sons produits par l’eau et le vent. Écoutez ces paysages sonores enregistrés sur les sites suivants : le rivage du lac Minnewanka au Parc national Banff (Alberta); la rive du lac Supérieur au Parc national Pukaskwa (Ontario, près de la collectivité de la Première Nation de la rivière Pic); et les falaises côtières de Green Point au Parc national du Gros-Morne (Terre-Neuve-et-Labrador).
Artiste engagée, gestes poétiques
Trois sculptures moulées à partir des formations rocheuses caractéristiques de ces territoires sont exposées dans les salles de l’exposition Rebecca Belmore : Braver le monumental au MAC. « 

Musée d’art contemporain de Montréal

Récompense à la biennale de Venise pour Jimmie Durham

L’artiste d’origine cherokee, Jimmie Durham, sculpteur, essayiste, poète, reçoit son adoubement dans la cité des Doges, à l’occasion de la 58 ème biennale d’art contemporain.

Son parcours de guerrier postmoderne est ponctué d’expériences de déconstruction des archétypes et stéréotypes de toute nature.

Activiste au sein de l’American Indian Movement ( qu’il rejoint en 1973), son appartenance aux Premières Nations est toutefois contestée, certains y voient une ruse de trickster.

Le mystère Durham reste à ce jour entier.

Jimmie Durham – Lion d’or à Venise

Lion d’or 2019

Polemics : truth or not truth ?Capture d’écran 2019-08-22 à 15.41.13

Winnipeg : Le musée des droits de la personne reconnait le génocide

Nous attendions ce moment depuis longtemps, après toutes les tergiversations linguistiques autour de la notion d’ethnocide ou de génocide culturel, l’Histoire canadienne semble assumer son passé. L’avenir du pays peut enfin commencer à s’écrire avec les descendants des Premières Nations.Capture d’écran 2019-05-20 à 15.13.45

Le musée canadien des droits de la personne à Winnipeg ( photo radio canada)

 

Le Musée canadien pour les droits de la personne de Winnipeg a changé de position concernant le traitement des peuples autochtones du Canada, le qualifiant maintenant de « génocide » plutôt que de « génocide culturel ».

« Nous reconnaissons, en tant que musée, que notre manque de reconnaissance claire du génocide qu’ont subi les peuples autochtones a causé du tort, et nous avons écouté et nous travaillons pour faire mieux », a affirmé à CBC Louise Waldman, directrice du marketing et des communications du Musée…

 

reconnaissance du génocide

 

 » Le Canada a tenté de commettre un « génocide culturel » visant les populations autochtones du pays aux 19e et 20e siècles, estime la juge en chef de la Cour suprême du Canada.

Dans un discours sur la tolérance prononcé devant le Centre mondial sur le pluralisme, Beverley McLachlin n’a pas mâché ses mots pour décrire cette période sombre de l’histoire canadienne.

Ses remarques ont été prononcées alors que le rapport de la Commission de vérité et réconciliation, qui a recueilli les témoignages d’ex-élèves des pensionnats autochtones, doit être publié la semaine prochaine.

« La tache la plus flagrante de notre histoire canadienne porte sur notre traitement des Premières Nations qui ont vécu ici au temps de la colonisation », a-t-elle affirmé. Après une période marquée par la cohabitation et l’égalité, a-t-elle ajouté, le gouvernement canadien a développé une « philosophie d’exclusion et d’annihilation culturelle ».

« L’objectif – je cite Sir John A. MacDonald, notre ancêtre vénéré – était de « sortir l’Indien de l’enfant » et de résoudre ainsi ce qu’on appelait le problème indien. L' »indianité » ne devait pas être tolérée; elle devait plutôt être éliminée. »

Dans le mot à la mode de l’époque, c’était de l’assimilation; dans le langage du 21e siècle, un génocide culturel.

Beverley McLachlin

La juge McLachlin a appuyé ses propos en rappelant quelques politiques qui ont été préconisées au fil du temps par le gouvernement canadien. Parmi celles-ci : les lois empêchant les Autochtones de quitter leur réserve, de voter, de pratiquer leurs traditions religieuses et sociales.

Elle est aussi revenue sur l’épisode des pensionnats autochtones, où l’on interdisait aux enfants de parler leur langue et de porter des habits traditionnels, et où on les forçait à suivre les traditions chrétiennes.

archives Radio Canada

Publié le 
Mis à jour le