Cinéma autochtone, le livre : Cinéastes (autochtones), la souveraineté culturelle en action

Cinéastes (autochtones), la souveraineté culturelle en action

 

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 » Dès ses débuts, le cinéma – et Hollywood au premier chef – a singulièrement façonné l’image des peuples autochtones (Premières Nations, Inuit, Aborigènes…) dans l’imaginaire collectif. L’évolution des moyens techniques et des rapports de domination ont rendu peu à peu possible l’émergence d’autres points de vue. Et depuis plusieurs décennies, les peuples autochtones de par le monde exigent le respect de leur droit à l’autoreprésentation et à l’expression directe, selon leurs propres termes.

Cette histoire longue et tumultueuse de la représentation des peuples autochtones à l’écran est l’histoire d’un art en mouvement et d’une lutte pour reconquérir une identité, filmer et diffuser ses propres histoires afin de rétablir des vérités et de s’octroyer le droit à l’imagination créative et innovante. »

Il manquait un ouvrage de référence sur le cinéma autochtone, le voici, merci à l’auteure et à la maison d’édition Warm de nous l’offrir enfin.

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Rebecca Belmore

Rebecca Belmore pour présence autochtone

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Sister, soeur, 2010

(Hommage aux femmes autochtones disparues)

Pour la 29ème édition du festival Présence autochtone, le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)  présente la plus importante exposition du travail de l’artiste Rebecca Belmore, Braver le monumental.

 » L’exposition Braver le monumental, présentée au Musée d’art contemporain de Montréal jusqu’au 6 octobre, est un survol des trente dernières années de l’œuvre de Rebecca Belmore. Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de l’Ontario et coordonnée par la conservatrice de l’art autochtone, Wanda Nanibush. Toujours en présentant à l’aide de médiums diversifiés, Belmore aborde des enjeux tels que les changements climatiques, l’accès à l’eau, les problèmes d’itinérance, entre autres. Les questions abordées dans ces œuvres cherchent à démontrer la nature pressante de la situation actuelle, et l’urgence d’un changement radical qui doit s’opérer. Belmore et ses collaborateur·rice·s tentent de représenter une vision autochtone de ces enjeux, qui marquent comme un fer rouge le vécu des Premiers Peuples. »

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 » Les sculptures Wave Sound de Rebecca Belmore invitaient les gens à s’arrêter et à écouter les sons produits par l’eau et le vent. Écoutez ces paysages sonores enregistrés sur les sites suivants : le rivage du lac Minnewanka au Parc national Banff (Alberta); la rive du lac Supérieur au Parc national Pukaskwa (Ontario, près de la collectivité de la Première Nation de la rivière Pic); et les falaises côtières de Green Point au Parc national du Gros-Morne (Terre-Neuve-et-Labrador).
Artiste engagée, gestes poétiques
Trois sculptures moulées à partir des formations rocheuses caractéristiques de ces territoires sont exposées dans les salles de l’exposition Rebecca Belmore : Braver le monumental au MAC. « 

Musée d’art contemporain de Montréal

Récompense à la biennale de Venise pour Jimmie Durham

L’artiste d’origine cherokee, Jimmie Durham, sculpteur, essayiste, poète, reçoit son adoubement dans la cité des Doges, à l’occasion de la 58 ème biennale d’art contemporain.

Son parcours de guerrier postmoderne est ponctué d’expériences de déconstruction des archétypes et stéréotypes de toute nature.

Activiste au sein de l’American Indian Movement ( qu’il rejoint en 1973), son appartenance aux Premières Nations est toutefois contestée, certains y voient une ruse de trickster.

Le mystère Durham reste à ce jour entier.

Jimmie Durham – Lion d’or à Venise

Lion d’or 2019

Polemics : truth or not truth ?Capture d’écran 2019-08-22 à 15.41.13

Opening The Story Box: Reflections on George Hunt and Franz Boas

New York célèbre la rencontre entre l’anthropologie et l’art des Kwakwa̱ka̱’wakw 

The Story Box: Franz Boas, George Hunt and the Making of Anthropology

Bard Graduate Center Gallery, New York, NY/USA

February 14 – July 7, 2019

 » The Story Box: Franz Boas, George Hunt and the Making of Anthropology explores the hidden histories and complex legacies of one of the most influential books in the field of anthropology, Franz Boas’s The Social Organization and the Secret Societies of the Kwakiutl Indians (1897). Groundbreaking in its holistic detail, this portrait of a Native North American society was the result of Boas’s fieldwork among the Kwakwa̱ka̱’wakw of British Columbia and a collaboration with his Indigenous research partner, George Hunt. Drawing on a Kwakwa̱ka̱’wakw metaphor, Boas imagined his book as a storage box for “laws and stories,” preserving them for science in case the culture vanished under colonial impact.

In fact, the book fails to address three important aspects of its making: Canada’s assimilation policy, which outlawed potlatch ceremonies; the 1893 Chicago World’s Fair, where Boas and Hunt conducted much of their fieldwork; and Hunt’s status as a full co-author. In the early 1920s, Hunt took it upon himself to correct and expand the book, in part by reconnecting hereditary treasures to the families to whom they belong. Hundreds of pages of unpublished revisions were consigned to archives after Boas’s death, examples of which have been reunited with the book for the first time.

The exhibition—with designs by artist Corrine Hunt, a great-granddaughter of George Hunt—features ceremonial objects as well as rare archival photographs, manuscripts, and drawings that shed new light on the book and advance understanding of the ongoing cultural traditions it documents. « 

The Story Box

Hommage à Kent Monkman

Honte et préjugés ; une histoire de résilience

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Biographie de Kent Monkman

Kent Monkman est un artiste canadien d’ascendance crie reconnu pour ses réinterprétations provocantes de paysages romantiques nord-américains. Les thèmes de la colonisation, de la sexualité, de la perte et de la résilience – les complexités de l’expérience autochtone passée et contemporaine – sont explorés par divers moyens d’expression, dont la peinture, le film et la vidéo, la performance et l’installation.Son flamboyant alter ego au genre fluide, Miss Chief Eagle Testickle, apparaît dans nombre de ses œuvres sous la forme d’un être surnaturel, capable de voyager dans le temps et protéiforme, qui inverse le regard colonial, bouleversant les idées reçues sur l’histoire et les peuples autochtones. Mettant en scène Miss Chief, Monkman a créé de mémorables performances in situ dans des lieux comme le musée de la Collection McMichael d’art canadien, le Musée royal de l’Ontario, le National Museum of the American Indian de la Smithsonian Institution, la Compton Verney House et, récemment le Denver Art Museum. Ses courts métrages et vidéos primés ont été présentés dans de nombreux festivals nationaux et internationaux, notamment aux éditions 2007 et 2008 de la Berlinale, ainsi qu’au Festival international du film de Toronto de 2007 et 2015. Plusieurs de ses œuvres médiatiques sont réalisées avec sa collaboratrice de longue date, Gisèle Gordon. La deuxième exposition itinérante d’envergure nationale qui lui est consacrée,Honte et préjugés : une histoire de résilience, circulera dans des musées canadiens jusqu’en 2020.

Monkman a reçu le prix Leadership de l’organisme Egale (2012), le prix Indspire (2014), le prix de la Fondation Hnatyshyn pour les arts visuels (2014), le prix du Bonham Centre (2017), ainsi qu’un doctorat honorifique de l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario (2017) et le Prix du premier ministre pour l’excellence artistique (2017). Ses œuvres font l’objet d’expositions dans le monde entier et figurent dans les collections des grands musées du Canada et des États-Unis. Il est représenté par Pierre-François Ouellette art contemporain à Montréal et Toronto et par la galerie Trepanier Baer à Calgary.

Extrait du dossier de presse de l’exposition

Honte et préjugés : une histoire de résilience au Musée McCord
Kent Monkman présente sa toute dernière exposition solo à Montréal

Montréal, 5 février 2019 – Du 8 février au 5 mai 2019, le Musée McCord présente Honte et préjugés : une histoire de résilience, de l’artiste cri de renommée internationale Kent Monkman.
Sa deuxième exposition solo en tournée nationale, dont il est le commissaire, revisite l’histoire du Canada depuis la signature de la Confédération à travers le regard de Miss Chief Eagle Testickle, son flamboyant alter ego spirituel. Témoin des moments clés de l’histoire des peuples autochtones,
Miss Chief évoque les 150 années d’existence du Canada – marquées par la mise en place de politiques génocidaires dévastatrices – et rend hommage à la résilience des peuples autochtones d’aujourd’hui.
« Honte et préjugés : une histoire de résilience est une exposition bouleversante sur l’histoire des peuples autochtones d’ici et de partout au Canada, une histoire qui doit être racontée et entendue. C’est l’occasion pour le Musée McCord d’initier rencontre, dialogue et réconciliation autour d’un sujet qui nous touche tous et nous oblige à nous remettre en question » affirme Suzanne Sauvage, présidente et chef de la direction du Musée McCord.
Au cœur de Honte et préjugés : une histoire de résilience se trouve une vive célébration de la résilience autochtone. L’exposition fait appel à l’humour et à la pensée critique pour créer une rétrospective troublante de ce que Monkman qualifie de «plus grande période de dévastation
de l’histoire des Premiers Peuples». Les œuvres de Monkman s’entrechoquent et fouettent les idées reçues ; confrontent l’hétéronormativité et la pensée binaire des genres ; opposent la glorification de la religion catholique à la détresse profonde qu’elle occasionne ; se moquent de l’opulence du colonialisme en ces terres autochtones et rappellent les conséquences des traités qui ont changé à jamais le cours de l’histoire.
À l’occasion de la présentation de l’exposition Honte et préjugés : une histoire de résilience au Musée McCord, le livret Extraits des mémoires de Miss Chief Eagle Testickle sera, pour la première fois, offert aux visiteurs en trois langues : crie, française et anglaise. De plus, cette exposition itinérante met à profit la richesse des collections du Musée McCord en y intégrant de nombreux artefacts de ses collections Cultures autochtones et Arts décoratifs.

Les mémoires de Miss Chief Eagle Testickle
Dans une scénographie s’inspirant des manuscrits d’une autre époque, les visiteurs découvriront les tableaux, sculptures et installations de Monkman contestant l’interprétation prédominante de l’histoire du Canada. Tout au long du parcours, le récit à la fois incisif et déchirant des mémoires de Miss Chief Eagle Testickle accompagne les œuvres : «Ils voulaient faire sortir l’Indien de nous ; ils n’ont pas pu le faire, mais ils ont réussi à nous démoraliser» raconte-t-elle dans le livret Extraits des mémoires de Miss Chief Eagle Testickle.
En neuf chapitres thématiques, Miss Chief dépeint les effets dévastateurs des politiques colonialistes d’une époque pas si lointaine : l’impact de l’arrivée de Wolf et Montcalm, l’horreur des pensionnats, la famine et la maladie… À travers le caractère sombre du récit, la résilience des peuples autochtones émerge. «D’autres ne peuvent pas voir notre magie et essaient de nous dire qu’elle n’existe pas, mais ils ne saisissent pas le pouvoir de Miss Chief et sous-estiment
gravement la résilience de notre peuple» conclut-elle.
Une exclusivité québécoise
Après avoir connu un immense succès lors de son passage dans l’Ouest canadien, les provinces maritimes et l’Ontario, l’exposition Honte et préjugés : une histoire de résilience effectue son unique et très attendu arrêt dans la belle province au Musée McCord. «Les cultures autochtones sont un pilier du Musée McCord. C’est un honneur d’offrir à nos visiteurs cette exposition exceptionnelle» déclare Suzanne Sauvage. Il s’agit d’une seconde expérience
au Musée McCord pour Kent Monkman, artiste en résidence en 2013, au cours de laquelle il réalisa en hommage à Montréal l’œuvre monumentale Bienvenue à l’atelier, tableau acquis par le Musée en 2014 grâce entre autres au soutien des Montréalais.
L’art et les cultures autochtones à l’honneur au Musée McCord
Si le Musée commence l’année en force avec l’exposition Honte et préjugés : une histoire de résilience, deux autres expositions viennent compléter le volet autour des cultures autochtones – exceptionnellement riche – de l’année 2019 du Musée McCord. En mars, l’artiste visuelle multidisciplinaire de descendance kanien’kehá:ka (mohawk) et anglaise Hannah Claus, en résidence au Musée pour la saison 2018 – 2019, présentera l’exposition c’est pas pour rien
qu’on s’est rencontrés. Suivra en avril, Sding K’awXangs – Haïdas : Histoires surnaturelles, une exposition qui met en lumière l’exceptionnelle collection d’objets haïdas du Musée McCord, ainsi que des œuvres d’artistes contemporains de cette communauté.