Hommage à Kent Monkman

Honte et préjugés ; une histoire de résilience

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Biographie de Kent Monkman

Kent Monkman est un artiste canadien d’ascendance crie reconnu pour ses réinterprétations provocantes de paysages romantiques nord-américains. Les thèmes de la colonisation, de la sexualité, de la perte et de la résilience – les complexités de l’expérience autochtone passée et contemporaine – sont explorés par divers moyens d’expression, dont la peinture, le film et la vidéo, la performance et l’installation.Son flamboyant alter ego au genre fluide, Miss Chief Eagle Testickle, apparaît dans nombre de ses œuvres sous la forme d’un être surnaturel, capable de voyager dans le temps et protéiforme, qui inverse le regard colonial, bouleversant les idées reçues sur l’histoire et les peuples autochtones. Mettant en scène Miss Chief, Monkman a créé de mémorables performances in situ dans des lieux comme le musée de la Collection McMichael d’art canadien, le Musée royal de l’Ontario, le National Museum of the American Indian de la Smithsonian Institution, la Compton Verney House et, récemment le Denver Art Museum. Ses courts métrages et vidéos primés ont été présentés dans de nombreux festivals nationaux et internationaux, notamment aux éditions 2007 et 2008 de la Berlinale, ainsi qu’au Festival international du film de Toronto de 2007 et 2015. Plusieurs de ses œuvres médiatiques sont réalisées avec sa collaboratrice de longue date, Gisèle Gordon. La deuxième exposition itinérante d’envergure nationale qui lui est consacrée,Honte et préjugés : une histoire de résilience, circulera dans des musées canadiens jusqu’en 2020.

Monkman a reçu le prix Leadership de l’organisme Egale (2012), le prix Indspire (2014), le prix de la Fondation Hnatyshyn pour les arts visuels (2014), le prix du Bonham Centre (2017), ainsi qu’un doctorat honorifique de l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario (2017) et le Prix du premier ministre pour l’excellence artistique (2017). Ses œuvres font l’objet d’expositions dans le monde entier et figurent dans les collections des grands musées du Canada et des États-Unis. Il est représenté par Pierre-François Ouellette art contemporain à Montréal et Toronto et par la galerie Trepanier Baer à Calgary.

Extrait du dossier de presse de l’exposition

Honte et préjugés : une histoire de résilience au Musée McCord
Kent Monkman présente sa toute dernière exposition solo à Montréal

Montréal, 5 février 2019 – Du 8 février au 5 mai 2019, le Musée McCord présente Honte et préjugés : une histoire de résilience, de l’artiste cri de renommée internationale Kent Monkman.
Sa deuxième exposition solo en tournée nationale, dont il est le commissaire, revisite l’histoire du Canada depuis la signature de la Confédération à travers le regard de Miss Chief Eagle Testickle, son flamboyant alter ego spirituel. Témoin des moments clés de l’histoire des peuples autochtones,
Miss Chief évoque les 150 années d’existence du Canada – marquées par la mise en place de politiques génocidaires dévastatrices – et rend hommage à la résilience des peuples autochtones d’aujourd’hui.
« Honte et préjugés : une histoire de résilience est une exposition bouleversante sur l’histoire des peuples autochtones d’ici et de partout au Canada, une histoire qui doit être racontée et entendue. C’est l’occasion pour le Musée McCord d’initier rencontre, dialogue et réconciliation autour d’un sujet qui nous touche tous et nous oblige à nous remettre en question » affirme Suzanne Sauvage, présidente et chef de la direction du Musée McCord.
Au cœur de Honte et préjugés : une histoire de résilience se trouve une vive célébration de la résilience autochtone. L’exposition fait appel à l’humour et à la pensée critique pour créer une rétrospective troublante de ce que Monkman qualifie de «plus grande période de dévastation
de l’histoire des Premiers Peuples». Les œuvres de Monkman s’entrechoquent et fouettent les idées reçues ; confrontent l’hétéronormativité et la pensée binaire des genres ; opposent la glorification de la religion catholique à la détresse profonde qu’elle occasionne ; se moquent de l’opulence du colonialisme en ces terres autochtones et rappellent les conséquences des traités qui ont changé à jamais le cours de l’histoire.
À l’occasion de la présentation de l’exposition Honte et préjugés : une histoire de résilience au Musée McCord, le livret Extraits des mémoires de Miss Chief Eagle Testickle sera, pour la première fois, offert aux visiteurs en trois langues : crie, française et anglaise. De plus, cette exposition itinérante met à profit la richesse des collections du Musée McCord en y intégrant de nombreux artefacts de ses collections Cultures autochtones et Arts décoratifs.

Les mémoires de Miss Chief Eagle Testickle
Dans une scénographie s’inspirant des manuscrits d’une autre époque, les visiteurs découvriront les tableaux, sculptures et installations de Monkman contestant l’interprétation prédominante de l’histoire du Canada. Tout au long du parcours, le récit à la fois incisif et déchirant des mémoires de Miss Chief Eagle Testickle accompagne les œuvres : «Ils voulaient faire sortir l’Indien de nous ; ils n’ont pas pu le faire, mais ils ont réussi à nous démoraliser» raconte-t-elle dans le livret Extraits des mémoires de Miss Chief Eagle Testickle.
En neuf chapitres thématiques, Miss Chief dépeint les effets dévastateurs des politiques colonialistes d’une époque pas si lointaine : l’impact de l’arrivée de Wolf et Montcalm, l’horreur des pensionnats, la famine et la maladie… À travers le caractère sombre du récit, la résilience des peuples autochtones émerge. «D’autres ne peuvent pas voir notre magie et essaient de nous dire qu’elle n’existe pas, mais ils ne saisissent pas le pouvoir de Miss Chief et sous-estiment
gravement la résilience de notre peuple» conclut-elle.
Une exclusivité québécoise
Après avoir connu un immense succès lors de son passage dans l’Ouest canadien, les provinces maritimes et l’Ontario, l’exposition Honte et préjugés : une histoire de résilience effectue son unique et très attendu arrêt dans la belle province au Musée McCord. «Les cultures autochtones sont un pilier du Musée McCord. C’est un honneur d’offrir à nos visiteurs cette exposition exceptionnelle» déclare Suzanne Sauvage. Il s’agit d’une seconde expérience
au Musée McCord pour Kent Monkman, artiste en résidence en 2013, au cours de laquelle il réalisa en hommage à Montréal l’œuvre monumentale Bienvenue à l’atelier, tableau acquis par le Musée en 2014 grâce entre autres au soutien des Montréalais.
L’art et les cultures autochtones à l’honneur au Musée McCord
Si le Musée commence l’année en force avec l’exposition Honte et préjugés : une histoire de résilience, deux autres expositions viennent compléter le volet autour des cultures autochtones – exceptionnellement riche – de l’année 2019 du Musée McCord. En mars, l’artiste visuelle multidisciplinaire de descendance kanien’kehá:ka (mohawk) et anglaise Hannah Claus, en résidence au Musée pour la saison 2018 – 2019, présentera l’exposition c’est pas pour rien
qu’on s’est rencontrés. Suivra en avril, Sding K’awXangs – Haïdas : Histoires surnaturelles, une exposition qui met en lumière l’exceptionnelle collection d’objets haïdas du Musée McCord, ainsi que des œuvres d’artistes contemporains de cette communauté.

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Arctic Week Agenda V1unnamed.jpg

Organisée par Alexandra Lavrillier et Jean-Michel Huctin, enseignants-chercheurs du laboratoire  Cultures, Environnements, Arctique, Représentations, Climat (CEARC) et les étudiants du master Arctic Studies,  l’Arctic Week réunit à l’ Observatoire de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (OVSQ) chercheurs en sciences sociales, en sciences environnementales, experts des savoirs autochtones arctiques – venus de Sibérie et du Groenland-, avec la participation des étudiants UVSQ et Paris-Saclay.

La thématique phare de cet événement sera les changements climatiques et environnementaux, changements globaux en Arctique.
Ce colloque a été co-financé par la CASQY, le CNRS MI projet « Changement en Sibérie », l’OVSQ-CNRS, et l’UVSQ.

Rappelons que le CEARC s’illustre par sa contribution de tout premier plan au renforcement de la coopération et des échanges entre la France et la Russie et pour sa contribution à l’intégration des savoirs autochtones à la recherche interdisciplinaire sur les changements climatiques et environnementaux en Sibérie depuis plus de cinq ans.
C’est aussi une reconnaissance symbolique de la valeur scientifique des savoirs autochtones pour l’observation des changements en Arctique.

Cette semaine comporte :

  • Tables rondes et workshops (scientifiques, étudiants, autochtones arctiques) :
    • Les villes en arctique
    • Évolutions des rivières
    • Éducations et transmissions
    • Biodiversité
    • Pollution
    • Santé
  • 5 expositions photos :
    • Les villes industrielles de sibérie
    • Changements climatiques et adaptation au groenland
    • Changements climatiques et biodiversité en sibérie – observations transdisciplinaires
    • Les pollutions en arctique
    • Les observateurs nomades éleveurs de rennes vus par eux-mêmes
  • 2 films :
    • Snow analysis by reindeer herders from siberia
    • Voices from uummannaq
  • Exposition d’objets traditionnels :
    • Groenland (collection jm huctin)
    • Sibérie evenk, yakoutes, nanai (collection a. lavrillier)
    • Exposition objets even du kamchatka (collection m.p. adukanova)
  • Posters : projets de recherche arctique
  • Spectacles & rencontres grand public :
    • Danses chamaniques des Even du Kamchatka (danses, chants, rituel chamanique)
    • Danses des Inuits du Groenland
    • Discussions avec le public : Changements climatiques, biodiversité, changements sociaux

 

En savoir plus
> CEARC
> OVSQ

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Annelise Gounon-Pesquet, Chargée de communication scientifique
Direction de la communication
annelise.gounon-pesquet@uvsq.fr

A noter dans vos tablettes

Printemps inuit à la biennale de Venise de 2019

Grand crû pour la prochaine biennale, l’auteur d’Atanarjuat et son équipe ont été sélectionnés par le Canada … Il s’agit de la troisième représentation officielle du Canada confiée à un artiste autochtone. Souvenons-nous de  » Traces » d’Edward Poitras ( 1995), une allégorie évocation des Plaines construite autour du personnage de Coyote, et de » Fountain «  installation de Rebecca Belmore (2005), vidéo tournée en Colombie Britannique. En 2019, ce sera donc le Grand Nord qui nous enchantera, sans doute par son étrangeté et son extrême actualité. ᓇᑯᕐᒦᒃ

sculptures d’Abraham Anghik et de Ruben Piktoukun

Isuma

Plus sur Isuma

Compte rendu de livre – IdeAs – Idées d’Amériques 11 | Printemps/Été 2018 Modernités dans les Amériques : des avant-gardes à aujourd’hui

RECENSION
Les objets messagers de la pensée inuit. Préface de Jean Malaurie, postface de Sylvie Dallet Giulia Bogliolo Bruna. L’Harmattan, Institut Charles Cros, Paris, 2015, 229 pages.

Geneviève Chevallier
Docteure en anthropologie de l’art
Centre d’Études Arctiques
CEARC
Université de Versailles- St Quentin-en-Yvelines jgchevallier@gmail.com

1- Suite à son précédent ouvrage intitulé Apparences trompeuses, Giulia Bogliolo Bruna aborde les objets inuit dans leur dimension polysémique en privilégiant leur essence symbolique. Ces objets révèlent une conception du monde, du temps et du rapport entre l’homme et le cosmos et sont appréhendés dans cette ontologie spécifique. L’analyse de l’auteure s’enroule autour de l’axe matière/esprit en décillant notre regard de prime abord esthétique.

2- Pour tous les découvreurs qui, au fil des siècles, s’aventurent dans l’Arctique, les Inuit demeurent inclassables dans la taxinomie pré-anthropologique de l’Occident et incarnent une Altérité qui bouscule toute épistémologie. Pour approcher le merveilleux nordique, l’auteur nous invite à percer les mystères de ces objets : miniatures, sculptures, talismans. « L’œil qui pense doit pénétrer dans leur système cognitif, adhérer à une intelligence cosmique régie par un vitalisme animiste… » (p. 58).

3- La première partie, intitulée « quand la pensée chamanique se matérialise en objet », explore l’originalité de la pensée inuit issue d’un écosystème extrême et d’une vision chamanique du monde. Inter-mondes, l’œil du sacré, se réfère à la pensée mythique comme fondation d’un équilibre de vie. Nourris par leur fine observation de la nature, les peuples boréens imaginent un espace sacré en réponse à leur quête d’absolu dans lequel l’angakkoq, le chamane, régit les tabous et les rites associés pour le maintien de l’équilibre du monde. En considérant la sculpture – Sananguaq- ,comme le miroir de la pensée inuit, les miniatures apparaissent comme une transposition du monde surnaturel.

4- Le chapitre sur le Temps des origines, étudie la genèse de la pensée mythique du monde hyperboréen en remontant aux sources immémoriales. L’indifférenciation entre les règnes, les espèces et les sexes caractérise ce temps des Origines où l’androgynie apparaît comme l’état primordial. Le chapitre de fin, Dans le creux de la main, un monde en miniature aborde l’osmose entre les immensités de Nuna ( la Terre) avec les hommes du Grand Nord et les animaux qui la peuplent. Le rôle important des amulettes s’affirme dans cette nature instable, où les frontières entre le monde apparent et le monde invisible demeurent incertaines. La médiation de l’angakkoq est primordiale.

5-La deuxième partie de l’ouvrage est consacrée au « métissage » de la sculpture inuit. Intitulée Les temps mêlés des Rencontres : archéo-genèse et métamorphose des objets métis, elle rend compte des contacts progressifs entre Inuit et occidentaux, marquant le début du commerce et du métissage de l’art. L’expérimentation de l’altérité, la rencontre avec l’allaq, – l’autre – semble se décliner dans un pragmatisme naturel dynamisé par un échange de biens. « Les Inuit n’ont jamais été enfermés dans un destin de solitude…Depuis l’aube des temps, ils bénéficiaient d’un double

réseau de commerce : continental du Groenland au Labrador, du Nord-Est jusqu’à l’Alaska et intercontinental de la Sibérie à l’Amérique du Nord-Ouest » (p. 124). Les artefacts attestent de ces rencontres interculturelles, notamment par l’apparition de la croix sur les figurines. Des Vikings aux baleiniers, jusqu’aux marchands du XIX ème siècle, les contacts se multiplient, s’intensifient et les objets inuit s’inscrivent comme mémoire matérielle de l’histoire du métissage en marche.

6-L’auteur constate que l’apport des Européens induit une transformation de la pratique sculpturale cependant « les emprunts et les prêts demeurent sélectifs, fidèles à une logique d’utilité, d’opportunité et de compatibilité » (P. 127). L’influence des matériaux exogènes sur la praxis traditionnelle ainsi que l’intrusion d’exigences nouvelles pour satisfaire les lois d’un marché naissant, modifient irréversiblement la création des miniatures. Toutefois, la production sérielle ne dénature pas l’art inuit. Même dépossédées de leur pouvoir chamanique, les miniatures respectent le style naturaliste qui demeure le sceau de l’art inuit.

7-Dans le paragraphe intitulé Aux marges de l’oecoumène : Ultima Thulé, l’ethno-historienne évoque l’effroi et l’attraction suscités par l’apparition des grands voiliers aux yeux des Inuit. Véritables métaphores de l’étrange qui flottent sur les eaux arctiques, ces navires bouleversent l’imaginaire autochtone. Un Esquimau rencontré lors de l’expédition de John Ross vers 1819 s’interroge : « Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ? de la Lune ou du Soleil ? » (p.148).

Au fil des escales, les échanges se multiplient, la communication s’installe, le mimétisme des hommes du Nord leur permet de s’adapter à une nouvelle temporalité et la dépendance s’inscrit graduellement. Des phénomènes de syncrétisme religieux apparaissent, remplaçant peu à peu le chant de l’angakkoq. L’objet messager retrace toute l’histoire de la Rencontre. Cependant, selon l’auteur, « au travers des processus d’escamotage ou par allusion métonymique, il dévoile les survivances/résurgences d’une pensée chamanique millénaire. » ( p. 156).

8- L’hybridation des matières et des techniques, issue du contact avec la culture et la technologie des Blancs, aboutit à la création de nouveaux objets répondant aux « logiques métisses ». L’objet devient médiateur culturel, attestant des transferts de savoir, avec l’imbrication de deux pensées, et la juxtaposition de deux histoires qui cherchent une forme d’alliance. Il est le produit d’une dynamique d’échange et d’une volonté de dialogue défiant la taxonomie car il relève d’une catégorie d’humanité nouvelle : celle du Contact.

9- Nous pouvons envisager la production matérielle née du métissage comme l’expression d’une volonté indigène de soumettre l’Allaq à une logique autochtone qui transforme les réalités allogènes en les « indigénéisant » : « Bien que nés de la Rencontre, ces objets métis continuent de répondre à une « esthétique de la fonctionnalité » par laquelle se marient les « utilités » : matérielles et symboliques. » (p.169). Toutefois, dans le domaine du sacré, le syncrétisme entre pratiques chamaniques ancestrales et évangélisation complexifie la nature et l’esthétique des objets.

10- Dans ce contexte, les Inuit du Groenland créent les tupilait, figurines issues de l’hybridité culturelle. Le tupilak représente un esprit malfaisant, condensé de forces occultes, destiné à nuire dans le cadre d’une vengeance. Cette créature est l’œuvre d’un ilisitsok (le double maléfique de l’angakkoq) qui la fabrique sur ordonnance dans une stricte confidentialité. La puissance esthétique du tupilak consiste dans l’ hybridité homme-animal doublée d’androgynie associée à une savante disproportion des formes et à un expressionnisme exalté. L’exubérance triomphante de cette invention des kalaallit signe l’apothéose de la Rencontre et la fin de la période historique. Le

tupilak devient l’image paradigmatique de l’art métis du Groenland, et se transforme en objet de curiosité fort prisé par les collectionneurs.

11- En conclusion, l’auteur rend hommage à l’ingéniosité des chasseurs-sculpteurs en insistant sur le dynamisme de la pensée inuit et suggère de lire, à travers l’évolution des objets inuit, l’expression « d’une culture de l’oralité insérée dans le flux temporel… » (p.209). Cette proposition nous engage à voir au-delà du visible, portés par l’enthousiasme que la connaissance de l’Autre suscite, en décolonisant notre regard pour accéder à un enchantement éclairé. Nous souhaiterions voir cet essai développer l’évolution de l’esthétique inuit jusqu’à la période contemporaine pour analyser les survivances chamaniques dans l’art des Inuit du Canada et des Yupiks d’Alaska.

 

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Les objets messagers de la pensée inuit