L’INVITATION À VERSAILLES

Le château de Versailles et le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac proposent une nouvelle exposition consacrée à la visite des alliés amérindiens à la cour de Versailles. 1725, quatre chefs amérindiens et une femme amérindienne de la vallée du Mississippi sont reçus en France lors d’un voyage diplomatique et rencontrent Louis XV. L’exposition revient sur cette rencontre marquante et explore les liens entre la France et les nations autochtones d’Amérique du Nord au XVIIIe siècle.

Au tournant du XVIIIe siècle, la vallée du Mississippi est un espace structuré par de puissantes sociétés amérindiennes. Ces nations vivaient selon une organisation hiérarchisée, guerrière et spirituelle, où le prestige des chefs se manifestait par des objets de pouvoir comme une coiffe de plumes, probablement la plus ancienne connue au monde.

Une carte contemporaine et des cartes anciennes du XVIIIe siècle présentent ces nations comme déjà en lien avec les Français depuis la Grande Paix de Montréal de 1701, traité historique scellant une première alliance diplomatique. Les modes de vie autochtones alternent entre agriculture et chasse, suivant le rythme des saisons. Leur lien au vivant est aussi spirituel et passe par de véritables relations sociales entretenues avec des « personnes » autre qu’humaines comme les oiseaux-tonnerres, esprits puissants, qui ornent notamment les peaux offertes aux Français comme cadeaux diplomatiques.

En 1724, la Compagnie des Indes, une compagnie qui gérait le commerce entre une métropole européenne et ses colonies propose un geste inédit : inviter des chefs autochtones à la Cour de Louis XV. Étienne Véniard de Bourgmont sollicite plusieurs nations : Oto, Osage, Missouri, Illinois. Des lettres diplomatiques précieuses, certaines traduites par des missionnaires jésuites comme Nicolas-Ignace de Beaubois, documentent leur réponse. Malgré un naufrage qui empêche certaines délégations de partir, quatre chefs et la fille d’un chef Missouri embarquent au printemps 1725, traités dès leur départ comme de véritables ambassadeurs.

Cette rencontre laisse une empreinte durable dans la culture française. Jean-Philippe Rameau, inspiré par une danse de deux chefs sur la scène de la Comédie italienne, compose la célèbre “Danse des Sauvages” pour son opéra Les Indes galantes. Cette création témoigne de l’impact culturel de cette délégation, encore peu souligné aujourd’hui.

©Bibliothèque Nationale de France, Bibliothèque musée de l’Opéra, A-134

Avec la création de la colonie de Louisiane, les relations entre les Français et leurs alliés autochtones se renforcent. Un dialogue culturel s’installe, donnant naissance à des objets métissés, à la fois européens et amérindiens : casse-têtes décorés de fleurs de lys, colliers de perles importées, couteaux européens dans des fourreaux autochtones. Le calumet de paix, richement orné, devient l’un des symboles de cette diplomatie partagée.

Lors du voyage, la délégation est conviée à participer à la chasse royale. Les invités y prennent part à leur manière, à pied et armés de leurs arcs. Les échanges de présents – calumets, coiffes, arcs, médailles en or – scellent cette rencontre. L’exposition présente ces objets, accompagnés de portraits des principaux acteurs, dont celui d’un Amérindien Miami, jamais montré en France. À travers une série d’œuvres prêtées exceptionnellement par le Musée du Quai Branly, se dessine une autre image de ces sociétés, bien différente de celle transmise par les récits coloniaux.

En clôture du parcours, une médiation sonore donne la parole aux membres autochtones du conseil scientifique de l’exposition. Ils évoquent la mémoire vivante de cette alliance et son écho dans les relations actuelles entre la France et leurs nations.

Calumet. Bois, pierre, plumes d’aigle, piquants de porc-épic, bec de pic-vert, laine © musée du quai Branly – Jacques Chirac, photo Pauline Guyon

Jeune sauvage de la nation des Pyankashaws au Pays des Illinois,
1800-1801, aquarelle, collection privée
© Château de Versailles / C. Fouin

D’après Jean-Baptiste Van Loo, Louis XV, roi de France (1710-1774), 1721-1800, © Château de Versailles, Dist.

RMN ©Jean-Marc Manai

Charles Lebrun (1619-1690), Les différentes nations de l’Amérique ( détail) vers 1974-1679 © Grand Palais RMN ( musée du Louvre)/ Christophe Chavan

Commissariat

  • Jonas Musco, historien, chercheur associé
  • Paz Núñez-Regueiro, conservatrice générale du patrimoine au musée du quai Branly-Jacques Chirac
  • Bertrand Rondot, conservateur général du patrimoine au château de Versailles
    Scénographie
  • Véronique Dollfus
    Conseil scientifique
    Everett Bandy (Quapaw Nation), Elizabeth Ellis (Peoria Tribe of Indians of Oklahoma), George Ironstrack (Miami
    Tribe of Oklahoma), Marla Redcorn-Miller (Osage Nation), Ryan Spring (Choctaw Nation of Oklahoma), Ian
    Thompson (Choctaw Nation of Oklahoma), Elsie Whitehorn (Otoe-Missouria Tribe of Indians), Logan York (Miami
    Tribe of Oklahoma)

L’exposition est développée dans le cadre du projet de recherche CRoyAN – Collections royales d’Amérique du Nord – coordonné par le musée du quai Branly – Jacques Chirac, en dialogue avec quatre nations amérindiennes : la Choctaw Nation of Oklahoma, la Quapaw Nation, la Miami Tribe of Oklahoma et la Peoria Tribe of Indians of Oklahoma.

L’exposition est coorganisée avec le musée du quai Branly – Jacques Chirac.

E est réalisée grâce au mécénat de The CORA Foundation.

Nomination de la nouvelle Gouverneure Générale du Canada : Mary Simon, originaire du Nunavik

Governor General Designate Announcement

July 6, 2021

The Prime Minister, Justin Trudeau, today announced that on his recommendation, Her Majesty Queen Elizabeth II has approved the appointment of Mary Simon as the next Governor General of Canada.

As Governor General, Ms. Simon will be the representative of Her Majesty The Queen in Canada. She will be Canada’s 30th Governor General since Confederation, and the 13th Governor General appointed by Her Majesty during her 69 years on the throne.

Quote

“I am very pleased to announce that Her Majesty The Queen has graciously approved the appointment of Mary Simon as the next Governor General of Canada. Ms. Simon has dedicated her life to advancing social, economic, and human rights issues for Canadian Inuit and Indigenous peoples, and I am confident that she will serve Canadians and promote our shared values with dedication and integrity. Through this appointment, we are ensuring that Canada is represented by someone who exemplifies the very best of our country. I also join Canadians in thanking His Excellency the Rt. Hon. Richard Wagner, for serving as the Administrator of the Government of Canada the past few months.”

The Rt. Hon. Justin Trudeau, Prime Minister of Canada

Source :

Combien de symboles pour parvenir à la réconciliation tant espérée… ?

Throughout her distinguished career, Ms. Simon has been a tireless advocate for Inuit rights and culture, and the rights of all Indigenous peoples. Over four decades, she has held various senior leadership positions, including President of Makivik Corporation, where she helped to protect and promote Inuit rights through the implementation of the James Bay and Northern Quebec Agreement. She also served two terms as President of the Inuit Circumpolar Conference, now known as the Inuit Circumpolar Council, and as President of Inuit Tapiriit Kanatami.

As the first Canadian Ambassador for Circumpolar Affairs, Ms. Simon played a leading role in strengthening the ties between the people of the Arctic regions nationally and internationally, including through the creation of the Arctic Council. She is also the founder of the Arctic Children and Youth Foundation, and has served as the Ambassador of Canada to Denmark.

The selection was informed through the advice of the Advisory Group on the Selection of the Next Governor General. The group was mandated to deliberate and submit a shortlist of outstanding Canadians for the Prime Minister’s consideration to fill the office.

Ms. Simon has made it her life’s work to increase recognition of Indigenous rights and northern affairs. Through her diplomacy and leadership, Ms. Simon has earned the respect of many heads of governments and international organizations. She is a valued advisor on important northern issues such as sovereignty, the environment, economic development and social policy. In addition to her many accomplishments, including the negotiation of the recognition of Indigenous rights in the Constitution Act, 1982, Ms. Simon became the first Inuk to hold an ambassadorial position. She is also known as the principal architect of Canada’s northern policy. A true visionary and passionate advocate for Inuit culture, Ms. Simon is a continuous source of inspiration and is committed to the preservation of Canada’s northern identity.

https://www.gg.ca/en/activities/2021/governor-general-designate-announcement

Le rôle et les responsabilités du gouverneur général

En 1947, les Lettres patentes constituant la charge de gouverneur général du Canada (sous le règne du Roi George VI) donnaient l’autorisation au gouverneur général d’exercer la plupart des pouvoirs de la Couronne au nom du souverain.

Parmi les responsabilités parlementaires du gouverneur général figurent :

convoquer, proroger et dissoudre le Parlement;

énoncer le programme gouvernemental en lisant le discours du Trône;

accorder la sanction royale qui donne force de loi aux projets de loi du Parlement.

Le gouverneur général est aussi commandant en chef du Canada. Il visite les bases militaires et honore le personnel militaire canadien au nom de la Reine.

Le gouverneur général assume également des fonctions cérémonielles :

promouvoir un sentiment d’identité; reconnaître les accomplissements de Canadiens remarquables; recevoir des dignitaires étrangers;

https://newsroom.carleton.ca/2021/mary-simon-named-governor-general/?utm_source=Homepage&utm_medium=Spotlight

Nouveauté : éditions Trajectoire/ Piktos mars 2017 

Présentation du livre : «  Témoignages et messages – Amérindiens d’aujourd’hui – la fierté retrouvée » Martine Pédron

Capture d_écran 2017-03-13 à 17.06.23Passionnée depuis l’enfance par le monde Amérindien, Martine Pédron se lance dans des études d’ethnologie, puis elle voyage au Mexique où il vivra en totale immersion avec une famille Tarahumara vivant isolée dans les canyons de la région de Batopilas. Après deux ouvrages sur la médecine traditionnelle du Mexique, elle publie aujourd’hui un nouvel ouvrage intitulé : «  témoignages et messages- Amérindiens d’aujourd’hui – la fierté retrouvée ». Elle nous livre ici le fruit de ses rencontres avec des représentants de différentes nations Indiennes issus des quatre coins de ce vaste continent Américain.  Parmi d’autres, la parole est donnée à un Apache-Lipan musicien-auteur compositeur et aussi maçon, une femme Païute danseuse dans les Pow-wows, un poète et musicien Tarahumara, un homme-médecine Navajo, une femme chanteuse Mapuche… En dépit de leurs vies marquées par les tourments de l’histoire, ces hommes et ces femmes nous parlent avec fierté de leurs parcours de vie, de leurs traditions ancestrales et de leurs terres à laquelle ils sont profondément attachés. Pour tous ces Amérindiens, l’expression artistique est bien souvent le meilleur moyen pour eux, de nous communiquer leurs luttes et leurs espoirs pour les générations futures : sauvegarder leur territoire, leur langue et leurs traditions. Au milieu du livre, nous pourrons aussi entendre la parole de quelques leaders amérindiens qui étaient présents lors de la Cop 21 de Paris. Ce livre est également agrémenté de notes de l’auteur sur l’histoire, la culture amérindienne, en lien avec les différents témoignages.

Avant propos

Livre d’entretiens

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